3ème DIMANCHE après PÂQUES

" Comme ils en parlaient encore, Jésus, lui-même fut présent au milieu d'eux.
Luc 24, 35-48
En ce temps -là, les disciples qui rentraient d’Emmenés racontaient aux onze apôtres  et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux. Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. » Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.
REFLEXION SUR L'EVANGILE
Cet évangile me suggère trois réflexions. La première concerne la salutation par laquelle Jésus introduit son dialogue avec ses amis « La paix soir avec vous ». Apparemment banale ce souhait que l’on retrouve dans les autres religions monothéistes, le Judaïsme et l’Islam, affirme ainsi que toute référence à Dieu ne peut se vivre que dans une perspective de paix. Ainsi est condamnée sans équivoque l’utilisation de la violence par ceux qui se réclament de Dieu. Cette salutation ouvre sur la fraternité universelle construisant la paix entre les peuples comme entre les individus.

 Ma seconde remarque concerne toutes les manifestations de Jésus ressuscité. Curieusement il n’est jamais reconnu à son apparence : les disciples d’Emmaüs pense que c’est un étranger qui les a rejoint sur la route, Marie de Magdala est persuadée que la personne qu’elle voit est le jardinier de ce cimetière. Dans notre évangile également Jésus doit donner des signes pour que ses amis puisse le reconnaître comme vivant. Ce n’est pas son apparence mais seulement des signes qui permettent, dans la foi, de connaître la présence du vivant. C’est la fraction du pain pour les deux disciples d’Emmaüs, c’est le nom de Marie devant le tombeau, ici ce sont d’une part les plaies de ses mains et de ses pieds et une nourriture partagée qui permettent aux disciples de reconnaître leur Seigneur. C’est à des signes que nous pouvons reconnaître la présence du Seigneur.


    D’autre part, les signes que donne Jésus ressuscité renvoient toujours à des évènements vécus avec lui avant sa mort : la dernière cène, l’amitié entre Jésus et Marie, la crucifixion. Ces signes font donc appel à la mémoire des amis de Jésus. C’est en se rappelant tel ou tel événement vécu avec leur maître, qu’ils vont passer de l’incrédulité à la foi. N’en est-il pas de même pour nous? N’est-ce pas la mémoire de tel ou tel moment spirituel particulièrement fort et lumineux pour notre vie, qui confirme notre confiance en Jésus vivant. C’est cette expérience spirituelle passée qui vient renforcer notre confiance et nous permet d’avancer sur notre route.
   Nous faisons tous l’expérience de nombreux signes de Dieu dans notre vie, signes que nous ne comprenons souvent que longtemps après. Nous rappelant tel ou tel événement heureux ou douloureux de notre vie, nous pouvons dire en vérité : Dieu était là et il m’a soutenu et encouragé. C’est souvent après que nous prenons conscience de la présence dans notre vie du Vivant.
    Ma troisième réflexion porte sur la phrase  qui conclut notre évangile : « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures ». C’est un des aspects importants de la présence du ressuscité dans notre vie. C’est cette même parole que Jésus dit aux disciples d’Emmaüs : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !.. Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait » Lc 24, 25-27. N’est-ce pas une demande essentielle de notre prière : Seigneur, aide-nous à comprendre le sens de ta Parole car nous savons que ta Parole est une parole de vie pour nous comme pour toute l’humanité. La méditation de la Parole de Dieu sous l’inspiration de l’Esprit Saint est une condition majeure pour construire notre vie chrétienne et la paix dans le monde
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MAISON DE LA TRINITE- CERFROID
Maison d'accueil

02810 BRUMETZ
Tél. : 03 23 71 44 39
Mobile : 06 07 23 27 19

Courriel : cerfroid@wanadoo.fr
Blog : http://comcerfroid.blogspot.com

        
Un espace accueillant :
La Maison de la Trinité de Cerfroid, fondée en 1193, berceau de l’ordre des Trinitaires, au sein d’un cadre naturel et magnifique, offre la possibilité de se ressourcer et de faire une expérience de vie spirituelle centrée sur la Trinité.
L’hôtellerie :
La « DOMUS TRINITATIS » de Cerfroid est une Maison où l’on vit dans un esprit familiale, un lieu où des sœurs, des frères et  des laïcs, sont heureux de vous accueillir.
Elle  offre  l’hospitalité à toute personne, seule ou en groupe, qui désire vivre un ou plusieurs jours dans un lieu de prière, pour un temps de retraite, de récollection, repos…
Capacité d’accueil :                                 (37 personnes)
§         15 chambres dont 8 à deux lits avec douches et sanitaires    individuels
§   14 chambres individuelles avec lavabos (Sanitaires et   douches à l’étage en commun)
§    Une grande salle avec cloison amovible.
§    3 salles qui peuvent contenir de 10 à 20 personnes
§    La chapelle de la communauté.
Tarifs :
§           Pension complète : entre 35 à 50€
§    Paiement acceptés : espèces, chèques

Tarifs communiqués à titre indicatif. Pour plus de précision, contacter directement la responsable de la maison d’accueil au (06 07 23 27 19)



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2ème DIMANCHE DE PÂQUES
DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE

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« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Voilà que, huit jours plus tard, « Jésus vient (…) et il était là au milieu d’eux. » Cette rencontre de Thomas avec le Seigneur ressuscité est pour nous comme un modèle d’acte de foi au Christ. « Les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. »Imaginons comment il a vécu le moment où le Christ a franchi la porte et est entré dans cette salle. Voilà qu’il s’entend dire avec beaucoup de bonté et peut-être un petit sourire : Thomas « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant ». Il est bouleversé de joie en voyant le Seigneur, tellement heureux de s’être trompé, tellement heureux que les autres aient eu raison ! Parfois, c’est un grand bonheur de reconnaître ses torts ou ses erreurs…

Souvent, dans l’iconographie – les peintures, les broderies, les vitraux… -, on représente saint Thomas en train de toucher les plaies de Jésus ou de mettre sa main dans son côté. Mais l’Évangile ne le dit pas. Il rapporte simplement l’invitation que Jésus lui fait de venir toucher. Personnellement – mais on peut penser le contraire ! -, je suis convaincu que Thomas n’a pas touché les plaies de Jésus. Dans sa confusion, il n’a pas osé. Il était tellement comblé que Jésus soit là, ressuscité, devant lui !

Lorsque Jésus est entré dans cette pièce, Thomas a dû se prosterner immédiatement devant lui, et il n’a pas eu besoin de toucher son corps et ses plaies ! Entendant le Christ l’appeler, l’humilier d’une certaine manière, et le réconforter en public, il a été follement heureux. Et il a fait cet acte de foi superbe, qui est l’une des plus courtes et des plus belles professions de foi de tout l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! », comme s’il disait : « Je me suis trompé, quelle chance ! Seigneur je t’adore et je t’aime ! »

Lorsque j’étais enfant, on m’a appris à dire ces mots au moment de la consécration : « Quand le prêtre élèvera l’hostie, tu te mettras à genoux et tu diras : Mon Seigneur et mon Dieu ! » Mais on ne m’a pas expliqué comme il est beau de dire justement ces paroles-là, au cœur de la célébration eucharistique, quand le prêtre élève devant nous le corps de Jésus, éternellement vivant, à jamais victorieux de la mort, dans le mystère de sa Pâque.

Qu’à chaque Eucharistie, lorsque Jésus est présent au milieu de nous, descendu du ciel et offert comme un bon pain vivant pour nous nourrir, nous lui disions avec les mots de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Card. Philippe Barbarin
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JOYEUSES PÂQUES 

à toutes et à tous!


Dans la joie de la résurrection, nous vous souhaitons de très belles fêtes de Pâques.

La résurrection du Christ, sa victoire sur la mort est le centre de notre foi chrétienne.

Par sa résurrection, le Christ sauve l'Humanité du péché et ouvre l'Espérance de la Vie éternelle.

Alléluia, Il est ressuscité, Il est vraiment ressuscité, Alléluia !

RESURRECTION DU SEIGNEUR B
HOMELIE de Père ALDO

« Le premier jour de la semaine… »

(Jean 20, 1-9)

C’est la Pâque du Seigneur ! Le temps du deuil et de la pénitence est terminé. Nos larmes et notre peine peuvent maintenant se résorber. Elles laissent place à la joie de la Résurrection, la joie de la Victoire sur la mort et le péché, la joie de la vie qui brille et se donne. C’est la Pâque du Seigneur, le jour de fête entre toutes les fêtes, le jour de la lumière et de la grâce, le jour où éclate l’amour, où le Dieu d’amour se révèle et se communique. C’est la Pâque du Seigneur, le jour où le Christ glorieux entre dans son Royaume et nous présente à son Père, enfants aimés depuis toujours et enfants choyés, accueillis sur le trône céleste. La Résurrection du Christ est notre victoire, notre espérance, notre avenir. Par elle, nous entrons dans un monde nouveau, le monde de Dieu, le monde de l’amour, le monde de la communion trinitaire. La Résurrection du Christ est notre résurrection, nous sommes non seulement sauvés mais sanctifiés et transfigurés, admis au cœur de la Trinité, dans les relations éternelles entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. Jour de joie et d’allégresse, laissons s’exprimer notre amour pour ce Dieu qui donne, partage et nous reçoit.

1.       La Résurrection, jour de notre renaissance.

Le premier Jour de la semaine, le tombeau est découvert vide. Il est le signe de la nouveauté absolue qui commence avec le Ressuscité. Que faire d’un tombeau vide ? Pourquoi s’y attarder ? La Résurrection nous pousse de l’avant, nous projette vers l’avenir et cet avenir n’a de sens qu’en ce Dieu d’amour enfin totalement révélé et donné. Toute la liturgie, toute notre spiritualité, toute notre vie tendent vers la grâce obtenue et vers cette transformation intérieure tant attendue : nous naissons ce jour à la vie nouvelle, à la vie éternelle par le Christ, dans l’Esprit, pour la gloire du Père.

Nouvelle naissance : plongés dans le bain du baptême, nous sommes morts en Christ pour ressusciter en lui. Les sacrements poursuivent cette relation et cette transformation. L’Eucharistie nous met en communion directe avec la Trinité. La prière nous immerge dans l’amour. La grâce nous est donnée en abondance. C’est une nouvelle naissance, la naissance à la vie divine et à la grâce, la naissance que seul le miracle de l’amour peut accomplir, la naissance dans le monde divin !

Nouvelle vie : plongés dans la vie divine, nous obtenons une vie nouvelle, une vie illuminée par l’Esprit Saint et qui éclate de tous ses feux. La vie nouvelle est la vie même de la Sainte Trinité et la Trinité est Dieu d’amour. Notre vie est une vie vécue dans l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit, une vie joyeuse et dynamique, regardant en avant tout en intégrant la Tradition et l’histoire, une vie qui devient vie éternelle dans l’éternité trinitaire et les relations divines. Seul le miracle de l’amour peut accomplir cela !

Nouvelle éthique : plongés dans les relations nouvelles en Christ, nous agissons et œuvrons selon notre nouvelle identité. Nos actes ne sont pas détachés de notre cœur et s’harmonisent avec notre transformation fondamentale. Ils sont expressions de nos dispositions intérieures et de notre amour. La conscience est éclairée, la responsabilité est avancée, la joie de vivre est illuminée. Nos actes correspondent à notre nouvelle naissance et à notre identité filiale. Nous pouvons vivre en paix et en liberté, car le Père fait de nous ses enfants, libres et heureux, à l’image de son Fils par la lumière de l’Esprit. Seul le miracle de l’amour peut faire cela et nous donner tant de liberté responsable !

Nouvelle relation : plongés dans l’amour trinitaire, nous naissons à une nouvelle relation. Dieu est notre Père et nous sommes ses enfants, Dieu est Fils et nous sommes ses frères et sœurs, Dieu est Esprit et nous partageons son amour. A Pâques, tout se transforme et tout s’éclaire : non pas esclaves ou serviteurs soumis, non pas craintifs ou pécheurs inconsolables, non pas perdus ou humanité en perdition mais fils et filles du Très haut, par le grâce du Christ ressuscité et la force d’amour de l’Esprit Saint. Nous sommes introduits au cœur de la Trinité pour partager éternellement l’amour des Personnes Divines. Seul le miracle de l’amour peut nous élever à ce point !

Le premier jour de la semaine, notre dimanche, notre jour de victoire et de dignité, notre jour de joie et de naissance, nous louons Dieu le Père par le sacrifice du Fils dans l’Esprit. Dimanche, ‘jour du Seigneur’, est le jour chrétien par excellence, le jour de l’action de grâce pour tant d’amour reçu et tant de grâce vécue. Qu’il brille chaque semaine comme une étoile dans nos vies mouvementées !

2.       La Résurrection, jour qui donne la grâce

Le tombeau est vide et il le reste parmi nous comme un signe de victoire et de promesse. Nous suivons maintenant le Christ et partageons sa lumière et son Esprit. La Résurrection a révélé son identité divine et sa relation, voilée durant sa vie terrestre, avec le Père. Ainsi, ses paroles sont Parole de Dieu, ses actions sont Œuvres de Dieu, ses gestes sont Gestes de Dieu, ses miracles sont le Doigt de Dieu. On n’échappe pas à l’amour, par création puisque tous créés par le Dieu unique ou par recréation car tous sauvés par le Fils Unique ! L’amour nous entoure de ses liens doux et tendres pour vivre dès à présent une relation nouvelle qui s’épanouira en relations éternelles.

La grâce d’être aimés : Pâques révèle tout l’amour du cœur de Dieu. Le Dieu Souverain pouvait vivre de sa relation trinitaire dans la totalité de son amour mais il a voulu nous partager cet amour. Sa création a été signe de son amour pour nous. L’Histoire Sainte a été parsemée de signes de son amour. L’Alliance a été le signe de sa volonté d’amour pour l’humanité. L’incarnation a été le signe de son amour concret pour nous, partageant notre humanité. La Passion et Résurrection de son Fils sont le signe de son amour éternel. Comment ne pas louer Dieu pour tant de grâce ? Notre histoire personnelle, avec ses hauts et ses bas, est aussi éclairée par son amour et sa grâce transformante.

La grâce d’être enfants de Dieu : Pâques révèle notre nouvelle identité. Il est bien difficile de vivre en fils/filles de Dieu car cela suppose responsabilité et liberté. Pourtant, pouvons-nous vivre autrement qu’ouverts à sa grâce et ainsi ouverts à notre responsabilité d’homme ? Nous sommes enfants de Dieu dans le Fils et nous pouvons vivre de son Esprit Saint, dès maintenant et pour l’éternité.

3.       Conclusion : l’amour à son apogée.

C’est la Pâque du Seigneur, aujourd’hui, le Christ se lève du tombeau et ouvre les portes du Ciel. Le Ciel est notre communion éternelle en la Trinité. Cette communion commence dès ici-bas.

C’est la Pâque du Seigneur, aujourd’hui, le Christ nous obtient la grâce du pardon et de l’amour. Nous vivons dès maintenant de cette grâce et de cet amour, jusqu’en éternité.

C’est la Pâque du Seigneur, aujourd’hui, nous sommes intronisés fils et filles du Père, par le Fils unique dans l’Esprit. Dès maintenant, la grâce filiale agit et ce, pour l’éternité, et ce, dans l’amour éternel de la Sainte Trinité.                         BONNES FÊTES DE PÂQUES                                                       A.B.



Prière d’invocation à la « Sainte Croix de Jésus-Christ »


Voici la « Prière d’invocation à la Sainte Croix de Jésus-Christ» trouvée en l'an 802 dans le tombeau de Jésus-Christ et envoyée par le Saint pape Léon III (795-816) à l'Empereur Charlemagne quand il partit avec son armée pour combattre les ennemis de Saint Michel en France.

« Dieu tout-puissant, qui avez souffert la mort à l'arbre particulier pour tous nos péchés, soyez avec moi ;

Sainte Croix de Jésus-Christ, ayez pitié de moi ;

Sainte Croix de Jésus-Christ, soyez mon espoir ;

Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute arme tranchante ; Sainte Croix de Jésus-Christ, versez en moi tout bien ;

Sainte Croix de Jésus-Christ, détournez de moi tout mal ;

Sainte Croix de Jésus-Christ, faites que je parvienne au chemin du salut ;

Sainte Croix de Jésus-Christ, repoussez de moi toute atteinte de mort ; Sainte Croix de Jésus-Christ, préservez moi des accidents corporels et temporels, que j'adore la Sainte Croix de Jésus-Christ à jamais.

Jésus de Nazareth crucifié, ayez pitié de moi, faites que l'esprit malin et invisible fuit de moi, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il !

En l'honneur du Sang Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, en l'honneur de Son Incarnation, par où Il peut nous conduire à la vie éternelle, aussi vrai que Notre Seigneur Jésus-Christ est né le jour de Noël et qu'Il a été crucifié le Vendredi Saint. Amen. »

HORAIRE DU TRIDUUM PASCAL
à CERFROID

JEUDI SAINT
8h 15 : Laudes
12h20 : Milieu du jour
18h : OFFICE DES LECTURES
20H : Messe de la Cène à CHEZY EN ORXOIS


VENDREDI SAINT
7H 45: Oraison
8h 15 : Laudes
12h20 : Milieu du jour
15h : CHEMIN DE CROIX
20h : Célébration de la PASSION à CHEZY EN ORXOIS
SAMEDI SAINT
7h 45 : Oraison
8h 15 : Laudes
12h 20 : Milieu du jour
18h : Trisagion et Vêpres
21h VEILLE PASCALE à CHEZY EN ORXOIS


DIMANCHE DE PAQUE

8H 15 : Laudes
10h 30 : MESSE
12h20 : Milieu du jour
18h : Adoration et Trisagion
18h 40 : Vêpres et bénédiction du Saint Sacrement
20h 40 : Complies

ALLELUIA,IL EST VIVANT ALLELUIA, ALLELUIA!

LA VIGNE DE RACHEL
Guérir la souffrance de l'avortement. ( IVG, IMG, fausse-couche, FIV, GEU, Syndrome de survivant...)

Comme chaque année, " LA VIGNE DE RACHEL" organise un temps de retraite de plusieurs week-end par année à Cerfroid. Nous allons vous donner les prochains week-end:
à la Maison de la Trinité de CERFROID 02 810 BRUMETZ,
près de MEAUX en Picardie
16-18 mars 2018
22-24 juin 2018
5-7 octobre 2018
7-9 décembre 2018

Contact : Joël Rosenfeld au 06 08 42 43 81 ou par mail
Retraite sur un week-end pour le deuil d’un enfant non-né.
Une expérience forte pour un soulagement durable.
Un voyage de la douleur à la Joie.
La Vigne de Rachel, retraite de guérison de la blessure liée à un enfant non-né, a été créé en 1995 par le docteur en psychologie américain Teresa Burke, experte auprès de l’Académie Pontificale pour la Vie sur les conséquences psychologiques de l’avortement.
Proposée dans 49 états américains et 70 pays, en dix langues, cette démarche offre un traitement sensoriel du stress post-avortement, qui intègre les dimensions émotionnelles, psychologiques et spirituelles liées à ce traumatisme.
Mère de Miséricorde, suite à l’encouragement du Docteur Burke, a développé cette retraite en France depuis 2011.

COMMUNIQUE OFFICIEL
 NOUVEAU CONSEIL PROVINCIAL
Nous avons la joie de vous informer que le Chapitre de la Province du Sacré Cœur de Jésus de l’Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs réuni du 11 au 16 mars 2018 dans la Maison de spiritualité des Trinitaires de Granby sous la présidence du fr. Jose Narlaly, Ministre général, a élu

- fr. Louis Gagnon, Ministre provincial
- fr. Jean Marc Carbonell, Vicaire provincial
- fr. Michel Goupil, Conseiller et secrétaire provincial
- fr. Jean Marc Pelletier, Conseiller provincial
- fr. Roger Matton, Conseiller et économe provincial


5ème DIMANCHE DE CARÊME
HOMELIE de Père ALDO


« Nous voulons voir Jésus »
(Jean 12, 20-30)

Notre cheminement vers Pâques se précise et va bientôt se précipiter. Déjà la Semaine Sainte s’annonce avec son poids symbolique et nos sentiments partagés. Le Christ nous a libérés et nous en louons Dieu mais à quel prix ? Nous sommes inconfortables devant le déploiement de violence qui mettra à mort Jésus et nous ne comprenons pas bien pourquoi cela était nécessaire.  Dieu ne pouvait-il pas nous sauver différemment ? Tout ce sang nous interpelle et même nous choque. On entrera alors dans le mystère de la Passion avec humilité et confiance et dans la joie pascale avec ferveur et bonheur. Le Christ, obéissant, devait mourir pour nous sauver et ressusciter pour nous donner l’adoption filiale. Les deux faces d’un même mystère de rédemption et de sanctification qui nous dépasse mais alimente notre vie spirituelle et quotidienne. Si la mort du Christ nous donne vie, c’est qu’il y a peut-être ici une ‘vérité’ à creuser et à accueillir avec foi et amour. L’analogie du grain qui meurt pour donner du fruit nous aide à entreprendre cette démarche de mourir pour vivre, de nous dépasser pour nous élever, de chercher en nous-même cette richesse qui peut se déployer au-delà de l’imaginable. Les forces de vie qui nous habitent ne demandent qu’à jaillir si nous mourons pour vivre en Dieu.

1.       Mourir pour vivre.

Il semble qu’il y a comme une loi naturelle qui s’étale devant nos yeux. La mort ne s’oppose pas forcement à la vie et bien des choses doivent disparaître pour laisser émerger la vie ou pour renouveler la vie telle qu’on la connaît. La nature nous enseigne cette réalité et la longue histoire du monde nous apprend que grâce à des morts successives, la vie a réussi à frayer son chemin pour le mieux et pour le bien. N’est-ce pas la même chose dans notre vie spirituelle, dans notre vie quotidienne ? Ne doit-on pas renoncer à quelque chose pour faire émerger la vie ou pour renouveler notre vie ? Jésus nous indique un chemin de renoncement qui passe par la mort pour arriver à la glorification. C’est un chemin périlleux mais nécessaire si nous voulons nous rapprocher de lui et ainsi atteindre son Père. L’Esprit nous est donné pour nous guider.

Mourir à soi : il ne s’agit pas de se renier ou de renier l’un ou l’autre aspect de notre vie personnelle. Il s’agit de se retrouver soi-même dans la beauté de la création et la joie de la rédemption. Notre équilibre personnel demande des renoncements et des sacrifices. Notre stabilité demande de la clarté et des efforts. Notre bonheur demande d’abandonner les illusions et les esclavages. Il n’est pas facile d’être libre ou équilibré mais il est important de l’être. Tout notre développement affectif, psychologique ou spirituel ne tient qu’à un fil qu’il est essentiel de maintenir en renonçant et quelque fois en mourant à quelque chose.

Mourir au péché : il s’agit ici de reconnaître la vraie liberté, celle donnée par le Père pour ses enfants adoptifs à la suite du Fils. Le péché est un acte libre, certes, mais qui se trompe de bonheur ou d’objet. Il idolâtre l’objet et oublie le Créateur. Il est plein d’illusions ou de fausses idées quant à la vérité ou à la possibilité de vivre heureux. Il coupe de l’essentiel ou de la source de vie pour s’engager dans des voies sans issue ou des sables mouvants. Il nous faut renoncer aux idoles et aux illusions de bonheur en reconnaissant la primauté de la loi d’amour sur ces lois conçues à notre image ou selon nos intérêts. Le péché isole et rompt les liens vitaux. Il coupe de la vie. Par l’effort d’une conscience éclairée et juste, nous pouvons nous ouvrir à la vie.

Glorification : Trouver son équilibre humain à force d’efforts et de renoncements, trouver sa stabilité spirituelle à force de prière et de sacrifices, trouver la vie dans ces petites morts qui nous ouvrent à la lumière, trouver la gloire en la victoire du Ressuscité… n’est-ce pas le programme de toute une vie ? Le carême nous le rappelle et nous y invite. On ne trouvera ce bonheur que dans l’amour, sachant avec humour que rien n’est acquis sinon l’amour du Père et la joie de l’Esprit Saint reçue en Christ. Par sa mort en croix et par sa vie toute tournée vers le Père, le Christ a reçu la glorification qui le désigne comme le Fils. Son itinéraire est le nôtre. Le suivre n’est pas imitation mais chemin ontologique qui établit une anthropologie nouvelle.

2.       Obéir pour être libre

S’il faut mourir pour vivre, qu’en est-il de la liberté des fils de Dieu ? Nous avons ici aussi une apparente contradiction puisque c’est dans l’obéissance qu’on trouve la liberté véritable. On pourrait se dire que la contradiction est insupportable et elle serait raillée par bien des penseurs contemporains à la mode ou les mass médias qui déploient l’illusion à son maximum. Et pourtant, c’est une autre leçon à tirer de la vie du Christ. Il a été obéissant et obéissant jusqu’à mourir. Cette obéissance nous obtient le salut et la vie éternelle au cœur de la Trinité Sainte.

Faire la volonté du Père : Dieu peut-il se contredire ? Peut-il vouloir notre malheur ? Sa volonté s’oppose-t-elle à la nôtre ? Est-il arbitraire dans ses exigences et ses lois ? Le Dieu des Chrétiens n’est pas farfelu ou contradictoire, impulsif ou aléatoire. Sa volonté est à la hauteur de sa nature divine, dans le respect de sa création et le désir de nous avoir avec lui. Il n’y a pas de prédestination mais la volonté de sauver et de recevoir en son sein l’humanité créée et aimée. Quand Jésus fait la volonté du Père, il accueille l’exigence d’amour et la logique de l’amour. Il se fond dans une volonté éternelle qui sourd du cœur aimant du Père et s’active dans l’Esprit. Le carême nous aide à recevoir cette volonté comme un chemin de bonheur et une exigence d’aimer.

Vivre de l’Esprit : Dieu déploie sa volonté suprême et nous permet de la connaître et d’en vivre par l’Esprit Saint. Si elle était inatteignable ou trop exigeante, elle serait inhumaine. Est-ce trop exigeant de demander d’aimer ? L’Esprit nous est donné pour renforcer notre désir et déployer nos énergies. Cet ‘hôte intérieur de nos âmes’ est force et puissance en nous. Reçu au baptême et reconnu à la confirmation, il agit en nous pour nous identifier au Fils et nous unir au Père afin de vivre en communion. Le carême est le moment opportun pour redécouvrir cette présence discrète mais puissante en nous, amour du Père et du Fils.

3.       Conclusion : l’amour ouvre les yeux sur l’invisible !

Le carême est un don de Dieu : il ouvre les yeux sur des lois naturelles et des réalités importantes de notre équilibre humain : mourir à soi permet à la vie d’émerger dans toute sa beauté et sa vérité.

Le carême est un temps de joie : il ouvre à la volonté de Dieu et la découvre en harmonie avec nos existences, dans l’exigence de l’amour et la vérité de l’être.

Le carême est un temps d’efforts et de sacrifice afin que la vie se libère, que les esclavages se dissipent et que l’amour s’exprime. L’invisible se montre enfin à nos yeux émerveillés.                                A.B.